Alice Nkom reçoit le 7e Prix des droits humains d’Amnesty

Alice Nkom reçoit le 7e Prix des droits humains d’Amnesty

octobre 31, 2022 0 Par MistressMom

Aujourd’hui, l’avocate et militante Alice Nkom reçoit le 7e prix des droits humains d’Amnesty International – pour honorer son courage et son engagement en faveur des droits LGBTI au Cameroun.

TOB 0325

Photo : Toby Binder/Amnesty International

La persécution des lesbiennes et des gays en Afrique a considérablement augmenté ces dernières années. Les actes homosexuels sont considérés comme une infraction pénale dans un total de 36 pays au sud du Sahara. Le Code pénal camerounais prévoit jusqu’à cinq ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 350 dollars pour les relations sexuelles entre personnes du même sexe.

La situation au Cameroun est désastreuse : les médias, les institutions religieuses et le gouvernement incitent la société contre les personnes LGBTI. Les journaux publient des listes de noms de personnes homosexuelles à diffamer, tandis que l’Église déclare que l’amour entre personnes du même sexe est un comportement “contre nature”. Les chefs religieux et politiques alimentent la haine et, comme les médias, appellent constamment au rejet et à la persécution des personnes LGBTI. Cela aboutit à une discrimination commençant dans la rue. Les gens sont rejetés par les familles, insultés en public, victimes de chantage et agressés. Certains signalent d’autres personnes qu’ils pensent être homosexuelles, qui sont alors arrêtées par la police. Selon l’article 347a du Code pénal camerounais, les actes sexuels avec une personne du même sexe sont passibles d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans et d’une amende pouvant aller jusqu’à 200 000 francs CFA. Les politiciens poussent pour que la durée maximale de la prison soit portée à 15 ans et l’amende à 2 millions.

Les militants qui défendent les droits des personnes LGBTI sont également persécutés. Il faut du courage pour s’y opposer. Alica Nkom, qui prouve les droits des personnes LGBTI au Cameroun depuis plus de dix ans, l’a. En tant que première avocate noire au Cameroun, elle est également la fondatrice de l’ADEFHO, la première organisation indépendante du gouvernement local et dédiée aux droits humains des personnes LGBTI. En plus du soutien juridique dans les affaires judiciaires, elle et son personnel offrent également des soins médicaux, des conseils psychologiques, une éducation sexuelle, une médiation et une formation à la sécurité aux personnes, peu importe d’où viennent les victimes ou combien d’argent elles ont. Malgré les menaces de mort sur sa propre vie, Alice Nkom poursuit son travail pour créer une société plus tolérante et moins discriminatoire.

Pour ses nombreuses années de travail, elle s’est vu décerner le Prix des droits de l’homme d’Amnesty International, doté de 10 000 euros.En 2014, il sera décerné pour la septième fois et récompense tous les deux ans des personnes qui défendent les droits de l’homme. malgré les risques et les dangers.

Alice Nkom reçoit le Prix des droits de l’homme lors de la cérémonie officielle du 18 mars à Berlin.