Demain : Missy lit chez Aunt Horst #2 + T-Ina Darling DJ set

octobre 30, 2022 0 Par MistressMom

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Cette année, ce n’est pas seulement blanc à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur : dans les salles d’exposition du monde. “La galerie idéale supprime de l’œuvre d’art tout indice qui pourrait perturber le fait qu’il s’agit d’art”, comme l’a dit Brian O’Doherty dans son classique Inside the White Cube. Mais pourquoi le white cube, cette forme établie d’espace d’exposition soi-disant neutre, n’a-t-il pas seulement l’air blanc mais aussi un son blanc ? Et à quoi peuvent ressembler les contre-stratégies noires dans le son et l’art ?

L’artiste répond à ces questions Ina Wudtke alias DJ T-INA DARLING ce soir à Tante Horst (Oranienstr. 45, Berlin-Kreuzberg nach.)

Wudtke, dont l’exposition thématique “FILLE GRIOTTE. L’art féministe et l’Atlantique noir” vient de se terminer à Innsbruck lit aujourd’hui de son volume au titre programmatique “Cube blanc sonore noir‘, qu’elle a co-écrit avec le philosophe belge Dieter Lesage. Le livre présente des artistes et commissaires qui travaillent dans le contexte du son noir (blues, swing, jazz, hip hop, dubstep, etc.) dans le domaine de l’art. Wudtke comprend le Black Sound non seulement comme une culture afro-atlantique, mais comme le langage global de sa génération, qu’elle illuminera ce soir à l’aide d’exemples visuels et musicaux.

De l’annonce de l’éditeur :
Si vous regardez autour de vous dans le contexte artistique d’Europe continentale, il y a très peu de blues, de jazz, de hip hop, de drum & bass et de dubstep, musique qui pourrait être qualifiée de « son noir ». En revanche, les expressions et les langages des scènes musicales traditionnellement blanches sont facilement assimilables. Du rock, du punk, du classique à la new wave en passant par l’avant-garde noise expérimentale, tout est représenté dans les principales expositions contemporaines d’Europe. Pourtant, face à l’art qui renvoie à la tradition (musicale) de la diaspora afro-atlantique, l’art contemporain d’Europe continentale semble encore sans voix, dépourvu de mots et surtout de référence culturelle. Comprendre un beat aussi complexe d’avant-garde, comme dans la Renaissance de Harlem des années 1920 avec l’invention des rythmes swing syncopés, semble encore difficile dans le contexte artistique européen continental. Les discours du son noir et des beaux-arts se chevauchent souvent, comme toute une génération d’artistes contemporains, par ex. B. Jennie C. Jones, Nadine Robinson, Sonia Boyce, Sanford Biggers et autres, avec leurs œuvres.

Après la lecture, l’alter ego d’Ina Wudtke se produira à partir de 22h TINA chérie (swing/ jive/ swing-hop) activé. T-INA Darling est l’impératrice du swing berlinois. De là, elle conquiert le cœur des danseurs du monde entier !

Quand où?

Samedi 4 décembre 2010 Berlin, Tante Horst19h

Frais d’admission!