Le ‘mythe’ du mois – Missy Magazine

Le ‘mythe’ du mois – Missy Magazine

octobre 30, 2022 0 Par MistressMom

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Le psychologue berlinois Gerd Gigerenzerl’économiste de Bochum Thomas Bauer et le statisticien de Dortmund Walter Kramer ont en 2012 la campagne “Non statistique du mois” porté à la vie. Chaque mois, ils interrogent à la fois les chiffres récemment publiés et leurs interprétations. De cette façon, la campagne vise à aider à traiter les données et les faits de manière sensée, à interpréter «correctement» les images numériques de la réalité et à décrire un monde et un environnement de plus en plus complexes de manière plus significative.

Le «non statistique» pour mars est de 23%. C’est l’écart salarial moyen entre les femmes et les hommes qui a beaucoup retenu l’attention des médias dans le cadre de l’Equal Pay Day et a même fait l’objet d’un débat au Bundestag. Cependant, cet écart salarial moyen ne contient aucune information permettant de savoir si les femmes et les hommes sont réellement traités de manière inégale en termes de rémunération. Cela est dû au fait que l’écart salarial moyen compare « des pommes à des oranges ».

Les hommes et les femmes employés en Allemagne diffèrent, entre autres, en termes de formation moyenne, d’expérience professionnelle et d’heures de travail. En outre, les femmes et les hommes continuent d’être principalement employés dans différentes professions et industries. Si ces différences entre les femmes et les hommes sont prises en compte dans une analyse de régression, l’écart salarial moyen est réduit à 12 %. Ce n’est toujours pas égal, mais nettement moins inégal. Mais même une telle correction de l’écart salarial n’est pas suffisante pour se faire une idée fiable d’une éventuelle inégalité de traitement entre les femmes et les hommes. Il convient plutôt de comparer les femmes et les hommes qui présentent les mêmes caractéristiques pertinentes pour le marché du travail et occupent le même emploi dans la même entreprise.

Si l’on comparait des employés masculins et féminins réellement comparables, il serait surprenant de constater un écart salarial significatif. Si tel était le cas, non seulement un grand nombre d’entreprises violeraient la loi applicable – la loi générale sur l’égalité de traitement (AGG) – mais aussi les comités d’entreprise et les syndicats échoueraient largement dans l’une de leurs tâches de contrôle les plus importantes.

Enfin, il est à craindre que l’accent mis sur l’écart salarial ci-dessus occulte les véritables questions d’égalité. Au lieu de se concentrer sur les écarts salariaux qui attirent l’attention des médias, les politiciens devraient se demander pourquoi ce sont principalement les femmes qui travaillent à temps partiel, qui s’occupent des enfants et des membres de la famille. Il convient également de se demander pourquoi les femmes choisissent des professions différentes de celles des hommes, ce qui est notamment illustré par les statistiques sur les diplômés universitaires. Les politiciens devraient tenir compte de ces différences s’ils veulent poursuivre des politiques sérieuses d’égalité des sexes. Par exemple, les mesures visant à améliorer la compatibilité de la famille et du travail sont probablement la meilleure politique d’égalité des sexes, tandis que d’autres mesures, telles que l’allocation de garde d’enfants, ont tendance à être contre-productives.