L’impatience de l’inspecteur – Missy Magazine

L’impatience de l’inspecteur – Missy Magazine

octobre 30, 2022 0 Par MistressMom

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Bien qu’elle soit en fait contre toute attente, elle aime les résultats possibles. Nous parlons de la commissaire européenne Reding, qui perd patience avec les entreprises. Leurs engagements envers l’avancement des femmes n’ont guère abouti ou ne progressent pas assez rapidement. Par conséquent, une réglementation légale, de préférence un quota européen, est nécessaire. Alors bricoler avec les symptômes et poursuivre une politique symbolique au lieu d’éliminer les causes ?

Les pensées qui vont avec Doigts d’Evelyne samedi dernier dans le temps formulé : « En supposant que les règles de la vie professionnelle quotidienne soient encore d’origine humaine et misogynes : il faut alors abolir les règles au lieu d’en mettre en place des complémentaires qui contrent argumentativement le chauvinisme à son propre niveau. Pierre Bourdieu écrit à propos de la domination masculine : « De nombreux postes sont si insaisissables pour les femmes parce qu’ils sont taillés sur mesure pour des hommes dont la masculinité a été construite par opposition aux femmes. Cependant, ces constructions évoluent. Beaucoup d’hommes ont aujourd’hui les mêmes problèmes avec les patrons masculins autoritaires que les femmes. Beaucoup d’hommes ne veulent plus gouverner en tant que patrons, ils veulent diriger. Ce n’est pas seulement une question de genre, c’est une question de domination.”

A mon avis, une approche efficace pourrait être un personnage clé ‘les pères en congé parental’. La moyenne nationale est maintenant de 25 %, donc un chiffre de 30 % ne serait pas trop ambitieux. D’autant plus que dans toutes les enquêtes, plus de 50% des pères expriment depuis longtemps le souhait de prendre un congé parental. Une part de 40% serait donc un objectif louable. Une fois qu’une entreprise a défini cet objectif, l’étape suivante consiste à nommer les conditions et les opérateurs qui sont cruciaux pour atteindre l’objectif.

Ceux-ci peuvent être des facteurs bénéfiques qu’il faut renforcer, ainsi que des facteurs obstructifs qu’il faut éliminer. Dans ce cas précis, ce sont certainement les schémas de carrière prédominants qui exigent une présence et une disponibilité permanentes ; les attitudes à l’égard des phases de la vie avec responsabilité familiale, celles-ci sont considérées comme des « temps morts » et non comme un temps pour acquérir des compétences sociales et certainement aussi les attributions de ce que les hommes font ou font mieux.

Une fois ces points dévoilés, des accords d’objectifs sont passés avec les dirigeants et des primes de réussite sont également liées à l’atteinte de ces chiffres clés, puis un mouvement est enclenché qui aborde et traite également la « question Q ». Les hommes ne veulent qu’une chose avant tout, être exotiques. Ils veulent qu’il soit tout à fait normal pour eux d’assumer des responsabilités familiales et de réduire leur temps de travail et non d’y voir une décision contraire à leur engagement professionnel et à leurs ambitions d’évolution. Et si tel est le cas, il sera également tout à fait normal que des femmes assument des tâches de direction et siègent dans des conseils de surveillance. À mon avis, ce sont les deux faces d’une même médaille.