Plans de vie féminins dans les premiers films – Missy Magazine

Plans de vie féminins dans les premiers films – Missy Magazine

octobre 30, 2022 0 Par MistressMom

Missy Gastblog Berlinale5

Avant que la folie cinématographique ne commence officiellement demain, une recommandation rapide pour trois premiers films inhabituels avec des réverbérations qui reviennent à l’esprit pendant des jours après : Tout d’abord, il y a « Hemel » du réalisateur Sacha Polaks. “Hemel” signifie paradis et est le nom d’une jeune femme qui change de partenaire sexuel plus rapidement que Bohlen ses épouses. Elle ne développe d’intimité qu’avec son père Gijs, avec qui elle vit depuis la mort de sa mère. La relation étrange et très intime entre les deux ne permet aucun engagement dans leurs affaires respectives. Mais tout change lorsque cette imitation de George Clooney d’un père tombe sérieusement amoureuse… Hemel, utilise sa sexualité pour provoquer et tester encore et encore si le plan de vie de son père gigolo bien-aimé pourrait lui convenir aussi. Jusqu’à ce qu’elle aussi tombe un peu amoureuse… Scène préférée : Hemel explique à un couple chrétien terrifié qui veut attendre le mariage pour avoir des relations sexuelles parce qu’il n’est “pas pressé” que le sexe ne consiste pas à “prendre le bus obtenir »… Le film me rappelle par endroits un film merveilleusement irritant de la dernière Berlinale – «Mouvement brownien» avec Sandra Hüller, un film qui invitait aussi à réfléchir sur la sexualité féminine, la liberté, la solitude, l’autodétermination et son propre projet de vie.

Voici la bande-annonce néerlandaise, pour une première impression ou pour ceux d’entre vous qui parlent cette belle langue :

[youtube width=”425″ height=”355″]http://www.youtube.com/watch?v=XjtpV-3S7ac[/youtube]

Également inclus dans le programme habituel du forum idiosyncrasique est “Keep me straight” – un essai documentaire de l’admirable réalisatrice Zoé Chantre sur sa vie avec la scoliose. Travailler sur son film l’a visiblement aidée à trouver son propre projet de vie – pour Chantre, il n’y a pas d’autre moyen que d’essayer de vivre avec ses limites et de s’aimer telle qu’elle est née. Et tout le monde s’en rend vite compte : je me sens plus semblable que je ne le pense à première vue, après tout nous aussi sommes condamnés à la détérioration physique et finalement à la mort. Ce film d’une femme – qui a été réalisé sans équipe et avec le moins de matériel possible – impressionne notamment par les dessins animés de la jeune artiste, qui attrape souvent un stylo lorsqu’elle a une crise de douleur : le résultat est un journal audiovisuel ludique, un déluge d’associations d’images, de langages, de sons – des fermetures éclair dans le dos des passants se voulant un bâillon de mode et la peau d’un insecte ou d’un arbre clôturé en plein centre-ville prennent soudain une toute autre dimension. sens différent…

DownloadedFile21

Un autre film à résonance, cette fois de la section « Perspective cinéma allemand » : «Rodicas‘, le premier documentaire d’Alice Gruia. La jeune réalisatrice accompagne sa propre grand-mère (88 ans) et son amie, qui s’appelle aussi Rodica et a deux ans de moins, à travers sa ville natale d’adoption de Sydney pendant un certain temps. Les deux femmes judéo-roumaines s’y sont rencontrées après avoir quitté l’Europe. Dans le film, ils font leurs courses ensemble, visitent des cafés et réfléchissent constamment comme des adolescents, bien qu’ils soient tous les deux très différents. Peu à peu, son passé parfois très douloureux refait surface et pourtant le film est aussi une petite ode à la joie de vivre ou comme le disait une Rodica, qui a en fait terriblement peur de mourir : S’il y a une vie après la mort, alors il y aura moi vivre! Peu de temps après le tournage, cette femme enjouée est en fait décédée.

images 25images5