Yoko Tsuno de “Yoko Tsuno”

Yoko Tsuno de “Yoko Tsuno”

novembre 4, 2022 0 Par MistressMom

Yoko est une excellente alternative pour ceux qui préfèrent lire de la science-fiction aux histoires d’amour.

Yoko

Élé

Diplôme d’électronique, ceinture noire d’aïkido, connaissance des langues étrangères et licences de vol sur différents modèles d’hélicoptères et de jets : ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses qualifications de Yoko Tsuno. Venue en Europe pour faire des recherches, la jeune Japonaise rencontre le réalisateur de télévision Vic et le caméraman Knut lors d’un de ses petits boulots. Un coup de chance pour Yoko, car les deux sont actuellement à la recherche d’un ingénieur du son pour un nouveau projet.

Elle ne joue pas longtemps le rôle d’assistante : Roger Leloup, l’auteur et illustrateur de la série belge de bandes dessinées, se rend vite compte qu’un personnage à la personnalité aussi forte doit être au premier plan. Dans le premier tome, Yoko devient la meneuse du groupe – et donc l’une des premières héroïnes féminines de la BD franco-belge. Quiconque a déjà douté que les femmes méritent une place de choix dans les bandes dessinées de science-fiction apprendra désormais le contraire par Yoko.

Au nom de leurs amis et partenaires, Yoko, Vic et Knut se lancent dans des aventures qui les emmènent à travers l’Europe, en Asie, dans l’espace et parfois même à travers le temps. Ils aident les Vinéens à la peau bleue, qu’ils rencontrent au centre de la terre dans le premier tome, à la recolonisation de leur planète, qu’ils croyaient morte. Ils soutiennent le père de Yoko, un célèbre géophysicien, dans son combat contre un homme d’affaires impitoyable qui met en danger le Japon avec des typhons artificiels. La complexité de sa situation est résumée par Yoko lui-même dans le cinquième volume “Flight into the Past”: “En tant que femme japonaise … en Suisse … pour les Britanniques … jusqu’à la frontière russo-chinoise! Surpassé, monsieur Bond !

Heureusement, Yoko n’est pas une Wonder Woman : elle fait des erreurs, s’énerve et boude. En un mot, elle est humaine et à la recherche d’un juste milieu entre son éducation japonaise et son style de vie européen. Un personnage fort qui prône toujours la tolérance et qui n’est pas insensible aux conséquences de ses missions. C’est ce qui rend Yoko si sympathique et reste une excellente alternative pour les femmes et les filles (bien sûr aussi pour les garçons) qui préfèrent lire de la science-fiction aux histoires d’amour. Texte : Agnès Toulas

La série BD “Yoko Tsuno” est publiée en français par l’éditeur belge Dupuis depuis 1970 (24 tomes de 46 pages chacun), connu pour d’autres titres mythiques comme “Lucky Luke” et le magazine BD “Spirou”. En Allemagne, l’édition complète en huit volumes est disponible auprès de Carlsen Verlag.